Édito · Le regard de François
Bonjour à toutes et à tous !! Ce mois-ci, j'ai envie de vous parler d'une épidémie silencieuse. Pas un virus, pas une bactérie : La peur de manger.
Elle s'installe doucement. Un article lu le soir, une vidéo partagée, un ami qui vous dit d'arrêter le gluten, un autre qui bannit les huiles, un troisième qui se lance dans une cure antiparasitaire parce qu'il a des fringales. Résultat, des assiettes de plus en plus vides, des listes d'interdits de plus en plus longues, et un corps que l'on ne comprend plus.
Mon rôle n'est pas de vous rassurer à tout prix. C'est de vous aider à distinguer ce qui est fondé de ce qui fait simplement peur. C'est tout l'objet de ce numéro.
Avant cela, un mot sur votre café du matin, et quelques nouvelles de Nectarium et du week-end que je vous prépare pour septembre.
Bonne lecture ! 😎
François Lovo Naturopathe spécialisé en micronutrition, microbiome et anti-aging www.francoislovo.fr
Votre café du matin vous épuise peut-être, avant même que la journée commence...

Vous pensez que votre café du matin vous donne de l'énergie. En apparence, c'est vrai. Il vous réveille, il vous stimule. Mais chez certaines personnes, surtout pris à jeun, le café ne donne pas de l'énergie. Il oblige le corps à en mobiliser. Et ce n'est pas la même chose.
Le matin, votre organisme est déjà sous l'influence du cortisol, qui vous aide à vous réveiller et à libérer du glucose pour démarrer.
Quand vous ajoutez un café à jeun là-dessus, vous amplifiez le signal. La glycémie peut monter alors que vous n'avez rien mangé, l'insuline entre en scène pour la faire redescendre, et chez une personne sensible, cette descente est parfois trop rapide. C'est le fameux coup de pompe de 11 heures, avec l'irritabilité, le brouillard et l'envie de sucre qui arrivent ensemble.
Ce n'est pas un manque de volonté. C'est souvent un corps stimulé avant d'avoir été nourri. La bonne nouvelle, c'est que l'ajustement est simple. Un verre d'eau, quelques respirations, puis un
petit-déjeuner qui contient de vraies protéines, des œufs, du fromage blanc, des oléagineux, du poisson.
Le café trouve sa place ensuite, après quelques bouchées, parfois décalé d'une heure après le réveil.
La vraie question n'est donc pas de savoir si le café est bon ou mauvais.
C'est de savoir dans quel état est votre corps quand vous le lui donnez. Parfois, il ne faut pas supprimer. Il faut simplement remettre les choses dans le bon ordre.
On vous a dit d'arrêter quoi cette semaine ?

Le gluten, les oxalates, les huiles de graines, le soja, les lectines, le cadmium, et maintenant les légumes.. Chaque mois, un nouveau coupable. Et à chaque fois, le discours part d'un fond de vérité, puis devient beaucoup trop brutal.
Je voudrais vous proposer une autre grille de lecture, plus simple et plus juste. Un aliment n'est presque jamais « bon » ou « mauvais ». Il est adapté ou non à un terrain, à une quantité, à une fréquence, à une préparation.
Présence ne veut pas dire danger. Et alléger ne veut pas dire supprimer.
Les oxalates. Épinards, amandes, lentilles, cacao. On les présente comme "des lames de rasoir pour l'intestin". Pour une personne en bonne santé digestive, bien hydratée, qui mange varié, ce n'est généralement pas un sujet dramatique. La prudence devient pertinente en cas d'antécédents de calculs rénaux ou de terrain digestif fragile. Et même là, la réponse n'est pas de tout bannir. On blanchit les épinards et on jette l'eau de cuisson, on trempe les oléagineux, on associe à une source de calcium au même repas. Des gestes simples, que nos anciens connaissaient bien !
Le cadmium. Le cadmium existe, il a toujours fait partie de notre environnement, et notre corps y est exposé à de très faibles doses. Le problème, c'est qu'on confond présence et intoxication. Le fait qu'un aliment en contienne des traces ne veut pas dire qu'il vous empoisonne.
Le vrai levier, ce n'est pas de supprimer le pain ou le chocolat. C'est de varier son alimentation, de soutenir le foie sans le brutaliser, et surtout, pour qui est concerné, de réduire le tabac, qui reste de loin la source la plus préoccupante.
Les huiles de graines. Le problème n'est pas l'huile. C'est ce qu'on en a fait. Une cuillère d'huile de colza vierge dans une vinaigrette n'a rien à voir avec les huiles raffinées, chauffées, oxydées, cachées dans les chips, les biscuits et les plats préparés que l'on mange tous les jours sans s'en rendre compte.
Le vrai sujet, c'est l'oxydation et l'excès d'oméga-6 face au manque d'oméga-3. Pas la diabolisation d'une famille entière de matières grasses dont le corps a réellement besoin.
Le soja. Le mot "phytoestrogène" fait peur parce qu'il contient "œstrogène". Mais les phytoestrogènes ne sont pas des hormones humaines. Ils dialoguent faiblement avec certains récepteurs, et l'effet dépend du terrain, du microbiote, de la forme et de la quantité. Un tofu nature, un tempeh, un miso n'ont rien à voir avec les isolats de protéines de soja cachés dans les produits ultra-transformés.
Chez beaucoup de femmes en périménopause, le soja traditionnel, consommé avec bon sens, peut même être intéressant. La prudence individuelle reste de mise en cas d'antécédent hormonal ou de traitement thyroïdien, mais c'est une question de personnalisation, pas de peur générale.
Le gluten et le pain. Quand quelqu'un arrête le gluten et se sent mieux, on conclut trop vite. En retirant le gluten, on
retire souvent aussi les pizzas, les viennoiseries, les sandwichs avalés debout, les farines raffinées et le pain industriel à fermentation rapide.
Était-ce vraiment le gluten, ou tout ce qui l'entourait ? La maladie cœliaque impose une éviction stricte, sans discussion. Mais pour beaucoup d'autres, changer de pain, choisir un vrai levain, réduire la quantité, ne plus le manger seul le matin et prendre le temps de mastiquer change déjà énormément.
Les lectines, les phytates, et les légumes en général. On les appelle « anti-nutriments », un mot qui a fait beaucoup de dégâts. Nos anciens ne supprimaient pas, ils préparaient. Ils trempaient les légumineuses, changeaient l'eau, cuisaient longtemps, fermentaient, faisaient germer. Une lentille corail bien cuite, servie chaude avec des épices digestives, n'a rien à voir avec une salade froide de pois chiches avalée trop vite.
Un intestin sensible n'est pas un intestin qui déteste les plantes. C'est un intestin qui a perdu de la marge et qu'il faut accompagner doucement, avec des légumes cuits plutôt que crus, des petites portions, une réintroduction progressive.
Vous voyez le fil rouge ?
Le problème est rarement l'aliment isolé. C'est l'accumulation, la répétition, la mauvaise préparation, sur un terrain déjà fatigué. La nutrition intégrative ne devrait pas être une guerre contre les aliments.
Elle devrait être une écoute du terrain. Et c'est précisément parce que ce terrain est unique à chacun qu'une liste universelle d'interdits ne fonctionnera jamais vraiment.
Fringales et parasites Attention aux raccourcis !
Les cures antiparasitaires sont partout, avec une liste interminable de symptômes attribués aux parasites. Fatigue, ballonnements, envies de sucre, brouillard mental, irritabilité.
Je ne nie jamais les symptômes. Une personne qui a le ventre gonflé tous les jours souffre réellement. Mais toutes les fringales ne sont pas des vers, et tous les ballonnements ne sont pas une infestation.
Très souvent, ces signaux parlent d'autre chose. Une glycémie instable, un petit-déjeuner trop pauvre en protéines, un café à jeun, une dette de sommeil, un stress chronique, une digestion lente, une dysbiose.
Les parasites existent, bien sûr, et certaines situations méritent une vraie investigation. Mais méfiez-vous de deux idées reçues.
D'abord, le naturel n'est pas toujours doux. L'ail cru peut irriter, et certaines pratiques qui consistent à l'appliquer sur des muqueuses ne devraient jamais être banalisées.
Ensuite, une réaction forte n'est pas une preuve que « ça marche ». Nausées, diarrhées, épuisement après une cure peuvent simplement vouloir dire que le protocole est trop agressif pour un corps qui demandait surtout à être nourri, reposé et réparé.
Le corps n'a pas toujours besoin qu'on élimine quelque chose. Parfois, il demande qu'on l'écoute mieux.
Phycocyanine à prix d'or, ou bleu de méthylène ?
On voit la phycocyanine partout, dans de magnifiques flacons bleus, à des prix parfois très élevés. Ce n'est pas un produit vide. Elle a des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires intéressantes. Mais ce qui pose question, c'est l'écart entre la promesse et la réalité. On la vend
comme un concentré d'énergie quasi indispensable, alors qu'une grande partie de ses effets repose sur des mécanismes assez classiques.
Le bleu de méthylène, lui, est une tout autre histoire.
Ce n'est pas une algue ni une phycocyanine « moins chère ». C'est une molécule ancienne, étudiée pour son action sur la mitochondrie et la production d'énergie cellulaire. Là où la phycocyanine agit surtout comme soutien antioxydant, le bleu de méthylène peut intervenir directement dans le transfert d'électrons de la chaîne respiratoire. Cela explique pourquoi certaines personnes le trouvent plus « efficace » sur la clarté mentale et la fatigue.
Mais attention, et c'est essentiel !!
Le bleu de méthylène est une substance pharmacologique active, à manier avec un vrai discernement. Il est formellement déconseillé, ou à encadrer médicalement, en cas de prise de médicaments sérotoninergiques, dont de nombreux antidépresseurs, ou de déficit en G6PD, et chez la femme enceinte ou allaitante. On ne le prend jamais au hasard parce qu'on a vu une vidéo enthousiaste, et jamais un produit destiné à l'aquariophilie ou à un usage technique.
Le vrai sujet n'est pas de choisir une couleur plutôt qu'une autre. C'est de comprendre pourquoi votre corps n'arrive plus à produire son énergie. Une carence en fer ou en B12 ? Une thyroïde ralentie ? Un sommeil insuffisant ? Une inflammation digestive ? Tant que cette question n'est pas posée, on risque de stimuler un organisme qui demandait surtout du repos et des nutriments.
Le marketing adore les solutions spectaculaires. Le corps préfère les solutions cohérentes.
Vos hormones ne sont pas cassées !!

Il y a quelque chose qui me touche dans la façon dont on parle aujourd'hui des hormones féminines. D'un côté, les femmes ont enfin accès à plus d'informations, et c'est précieux. De l'autre, cette prise de conscience est devenue un marché immense, avec un message insidieux. Votre corps dysfonctionne, vos hormones sont cassées, achetez ceci pour redevenir normale.
Je voudrais que vous entendiez ceci : Vos symptômes sont réels. Le syndrome prémenstruel qui vous transforme dix jours par mois, les bouffées de chaleur qui perturbent vos nuits, l'anxiété nouvelle en périménopause, la prise de poids malgré vos efforts, tout cela mérite d'être pris au sérieux. Mais prendre au sérieux ne veut pas dire conclure que vos hormones seraient déréglées comme une machine défectueuse.
Les hormones sont des messagères. Elles réagissent à votre sommeil, à votre glycémie, à votre stress, à votre foie, à votre intestin, à votre masse musculaire, à vos carences, à votre charge mentale. Le « ventre hormonal » parle souvent aussi de glycémie instable, de fonte musculaire, de cortisol élevé et de sommeil fragmenté. Le cortisol, justement, n'est pas un ennemi à abattre. C'est une hormone d'adaptation qui essaie de vous maintenir debout quand la vie exige trop de vous.
Les compléments peuvent aider quand ils sont bien choisis, mais ils ne devraient jamais masquer un mode de vie qui épuise. Et le naturel n'est pas anodin. Le gattilier, les phytoestrogènes, les adaptogènes ne conviennent pas à tous les contextes. Une approche sérieuse choisit peu, mais juste.
Vous n'êtes pas faible parce que vous ne tenez plus comme avant. Vos hormones ne vous trahissent pas. Elles disent parfois simplement : vous avez beaucoup porté, il est temps de vous remettre au centre.
C'est aussi pour cette raison que j'ai construit, au fil des années, une sélection de compléments Sunday Natural que j'utilise et recommande dans le cadre de mes accompagnements.
Des formulations propres, précisément dosées, pour bâtir des protocoles réellement personnalisés. Vous pouvez la retrouver sur www.sunday.de/fr/francoislovo.
CONFÉRENCE "Rajeunir de l'intérieur et de l'extérieur"
Les 26 et 27 septembre 2026, au Nectarium à Saint-Laurent-de-Mure, je vous propose un week- end entièrement consacré à la micronutrition, à la vitalité et à l'anti-aging.
Nous y explorerons ensemble les mécanismes qui influencent votre âge biologique, votre énergie et la qualité de votre peau.
Chaque participant bénéficiera d'un bilan OligoScan découverte offert, pour apporter des repères concrets sur son équilibre en minéraux et oligoéléments, son stress oxydatif et la présence éventuelle de certains métaux lourds. De quoi individualiser les conseils, plutôt que de rester dans le général !
Parce que le vieillissement se travaille aussi de l'extérieur, des séances de HIFU seront proposées sur réservation par Flavia Alaimo, spécialiste de cette technique de lifting non chirurgical par ultrasons focalisés.
HIFU : J'ai testé pour vous !
Je l'ai testée moi-même avant de vous en parler, et dans mon cas le résultat a été particulièrement visible, le visage rajeuni d'environ cinq ans, une peau plus nette, plus ferme et plus tendue. C'est mon expérience personnelle, chaque peau réagit différemment, et c'est précisément pour cela que l'évaluation préalable est essentielle.
Le HIFU ne remplace pas le travail réalisé de l'intérieur. Il le complète.
Une peau reflète aussi l'état du microbiote, l'inflammation, les apports en protéines, la qualité du sommeil et l'équilibre hormonal. Ne pas opposer l'intérieur et l'extérieur, mais les réunir, c'est toute la philosophie de ce week-end.
Les places sont volontairement limitées pour préserver la qualité des échanges et des bilans.
Nous vous accueillerons au nectarium, 4 rue du Centre-Bourg à Saint-Laurent-de-Mure, devant la grande place du centre-ville.
Le programme complet et les inscriptions sont sur www.francoislovo.fr/conferences-seminaires.

nectarium ouvre très bientôt ses portes !!
J'ai le vous présenter nectarium, un nouvel espace dédié au bien-être global, au 4 rue Centre- Bourg à Saint-Laurent-de-Mure, dans l'Est lyonnais.
Aux côtés de Laurent Belle-Perat, kinésiologue et fondateur du lieu, et d'une équipe de praticiens aux approches complémentaires, je vous accompagnerai en tant que naturopathe spécialisé en nutrition et micronutrition, santé intégrative, amincissement, endurance, sport et hygienisme.
Troubles digestifs, fatigue, stress, sommeil, gestion du poids, changements de vie, ou simple envie de prendre soin de vous en prévention, nous vous accueillons avec écoute et sans jugement, pour vous aider à mieux comprendre ce que votre corps exprime et à avancer à votre rythme.
Des conférences, des ateliers et des formations seront aussi proposés.
Les derniers préparatifs sont en cours, et nous vous dévoilerons très bientôt la date officielle d'ouverture !!
À très bientôt, François
Conclusion
à chacune et chacun,
Si vous deviez ne retenir qu'une chose, j'aimerais que ce soit celle-ci :
La santé ne commence pas par la peur. Elle ne se construit pas en retirant un aliment de plus chaque semaine, ni en allongeant la liste de tout ce dont il faudrait se méfier. Un corps ne devient pas plus fort parce qu'on a vidé son assiette.
Vous l'avez vu tout au long de ces pages, le même aliment peut soutenir une personne et en gêner une autre. Tout dépend du terrain, de la quantité, du moment, de la préparation, de l'histoire de chacun.
C'est exactement pour cela qu'aucune règle universelle trouvée sur un écran ne remplacera jamais le fait de regarder votre situation à vous. Ce que votre corps tolère, ce dont il manque, ce qu'il essaie de vous dire à travers une fatigue, une fringale ou un ventre qui gonfle.
Mon métier n'est pas de vous faire peur, ni de vous vendre une nouvelle interdiction. C'est de vous aider à comprendre votre terrain, à retrouver de la confiance, et à manger de nouveau avec sérénité.
Si vous sentez que vous tournez en rond dans les conseils contradictoires, c'est souvent le signe qu'il est temps d'en parler avec quelqu'un qui prend le temps de vous écouter vraiment.😉
François LOVO
